Ejaculation précoce : psychogénétique ou biologique ?


L’éjaculation précoce est synonyme d’éjaculation prématurée et cette réaction physique au sexe est parfois débattue comme étant davantage un processus psychogène, ou psychologique, que physique. La question est donc de si elle est vraiment plus psychogénétique ?

Cet article expliquera les informations cruciales sur l’éjaculation précoce ainsi qu’une opinion sur la question de savoir s’il mérite d’être qualifié de psychogène.

 

Les bases de l’éjaculation précoce

Comme son nom l’indique, l’éjaculation précoce se produit lorsqu’un homme éjacule lors d’un rapport sexuel avant la date prévue. Cela peut être préjudiciable au concept de sexe, car l’éjaculation précoce se produit souvent plus tôt que ne le souhaite le partenaire sexuel de l’homme.

Cette fonction sexuelle prématurée fait souvent l’objet de plaintes liées aux rapports sexuels, ainsi que le sujet des désirs de durer plus longtemps au lit. En moyenne, environ un homme sur trois connaît l’éjaculation précoce à un moment de sa vie et l’éjaculation précoce frappe les hommes, qu’ils aient ou non des fonctions sexuelles normales.

L’éjaculation précoce peut être diagnostiqué chez les hommes qui présentent les caractéristiques sexuelles suivantes pendant les rapports sexuels : ils éjaculent presque toujours presque immédiatement après la pénétration.

Ils sont presque toujours incapables de contrôler leur éjaculation prématurée et ont du mal à retarder le processus pendant les rapports sexuels, ils ressentent du stress et de la colère de ne pas pouvoir éjaculer plus tard et, par conséquent, s’abstiennent d’avoir des rapports sexuels la plupart du temps.

L’éjaculation précoce peut vraiment avoir un impact à la fois sur l’homme affecté et sur son partenaire sexuel. Les rapports sexuels sont censés être un acte agréable et l’éjaculation précoce peut y mettre un frein.

Des chercheurs, des médecins et des scientifiques ont découvert des facteurs biologiques et psychologiques qui jouent un rôle dans l’éjaculation précoce.

En fait, l’éjaculation précoce est assez courante et peut être traitée par des conseils, des médicaments et des pratiques sexuelles.

Malheureusement, la cause exacte de l’éjaculation précoce n’est pas connue. Au début, les médecins pensaient qu’il s’agissait d’un problème psychogène mais de plus en plus de recherches prouvent que l’éjaculation précoce est le résultat d’une combinaison d’aspects psychologiques et biologiques.

Par conséquent, il est préférable de soutenir que l’éjaculation précoce n’est pas principalement psychogène mais implique un mélange de composantes psychologiques et physiques.

L’éjaculation précoce est trop complexe pour n’être que psychogène

En ce qui concerne les causes psychogènes qui mènent à l’éjaculation précoce, les médecins ont constaté que certains hommes qui ont des rapports sexuels plus tôt dans la vie présentent habituellement des symptômes accrus d’éjaculation précoce.

Par exemple, les jeunes hommes peuvent s’efforcer d’atteindre l’apogée très rapidement ou se sentir coupables et honteux, ce qui accélère les rapports sexuels. D’autres facteurs psychologiques qui peuvent mener à l’éjaculation précoce comprennent des niveaux élevés de stress et d’anxiété, qu’ils aient eu des relations sexuelles ou non.

L’anxiété peut entraîner l’éjaculation plus tôt et peut mener à un autre facteur qui peut contribuer à l’éjaculation précoce : les problèmes relationnels.

Avoir une relation stressante peut conduire les hommes à éjaculer prématurément et causer de l’insatisfaction et des conflits au sein d’une relation intime.

Enfin, les hommes qui s’inquiètent d’obtenir ou d’avoir une érection longue peuvent avoir tendance à se précipiter dans l’éjaculation, permettant ainsi à l’éjaculation précoce et à la dysfonction érectile de devenir plus prononcés.

Ce sont toutes des raisons psychogènes pour le développement et l’expérience de l’éjaculation précoce mais un certain nombre de facteurs biologiques entrent également en jeu.

Par exemple, les chercheurs ont constaté que les hommes atteints d’éjaculation précoce présentent également des niveaux anormaux d’hormones, des niveaux anormaux de neurotransmetteurs dans le cerveau, des réflexes anormaux dans le système éjaculatoire, des conditions thyroïdiennes, une infection ou une inflammation de la prostate, des lésions ou un traumatisme nerveux résultant d’une chirurgie ou d’un accident, ou un héritage d’éjaculation précoce.

Certains hommes présentent un ou une combinaison de ces aspects biologiques, en conjonction avec une ou plusieurs des causes psychologiques mentionnées ci-dessus. Il est donc valable de dire que l’éjaculation précoce n’est pas strictement psychogène ; il est beaucoup plus complexe.

Contre-arguments

S’il est vrai que l’éjaculation précoce est une condition physique qui résulte souvent de facteurs psychologiques, comme le stress et l’activité cérébrale, l’éjaculation précoce peut aussi être causée par des maladies chroniques, des gènes héréditaires, des processus physiques anormaux et des niveaux d’hormones dans le corps.

Il semble tout à fait certain que les gens ne peuvent pas simplement étiqueter l’éjaculation précoce comme une condition psychogénétique.

Il y a suffisamment de preuves pour déclarer que la condition résulte de plus d’un facteur. Comme pour beaucoup d’autres maladies, troubles et conditions, l’éjaculation précoce n’est pas unidirectionnel, ni uniforme. Il est important de se rappeler qu’il peut être diminué avec un traitement approprié.

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